
Le cas traité par la SEMHV est édifiant. Une cave entièrement tapissée d’un drapé mycélien, des dépôts sporaux brun-rouille sur l’ensemble des surfaces et des matériaux stockés, une progression remontant vers le rez-de-chaussée et attaquant les plinthes. Un développement massif, silencieux, invisible depuis l’extérieur.
L’espèce identifiée en laboratoire — Leucogyrophana pulverulenta — n’est pas la mérule, bien qu’elle puisse être facilement confondue avec celle-ci. Dans ce cas précis, elle ne produit pas les signaux visuels que les professionnels apprennent à reconnaître. Pas de cordonnets (syrrotes) caractéristiques dans la maçonnerie, pas de dégradation cubique spectaculaire du bois.
De ce fait, malgré des similitudes visuelles marquées, cette espèce présente des particularités propres nécessitant une identification précise par un professionnel et une visite approfondie.
C’est précisément ce qui en fait un risque particulièrement sérieux pour les bailleurs et gestionnaires locatifs.